VAE et Maintien en emploi : l'expérience de deux veilleuses de nuit en Maison de retraite.
Par banizette francois le dimanche, 01 novembre 2009, 11:23 - Actualités - Lien permanent

En Aquitaine, les CIBC sont Points Relais Conseil en Validation des Acquis de l'Expérience, et ce depuis 2002.
De manière expérimentale, certains CIBC, et c'est notre cas dans le Sud Aquitaine, ont souhaité mettre en place "un service d'appui renforcé" à la VAE.
Initiative soutenue conjointement par la DDTEFP, OPCALIA Aquitaine et le FONGECIF, d'autant plus logiquement qu'elle est adossée à la mission d'information-conseil déjà confiée par le Conseil Régional d'Aquitaine.
Bien sur, la VAE, c'est d'abord la possibilité de faire reconnaître ce que l'on sait faire à travers l'obtention de la totalité ou d'une partie d'un titre ou d'un diplôme professionnels.
Mais pour beaucoup de candidats, la VAE, c'est aussi la possibilité d'évoluer dans son métier, voire de conserver son emploi ou de faciliter son retour à l'emploi.
Jacqueline et Sylvie travaillent tous les deux dans une maison de retraite. Elles sont veilleuses de nuit. Un jour, elles viennent s'informer sur la VAE et rencontrent Marie CABANES, Conseillère en Bilan de Compétences et en VAE au CIBC.
La suite, c'est Marie qui nous la raconte...
Bonjour Marie,

Question : Au départ, Jacqueline et Sylvie ont pensé à la VAE parce qu'elles craignaient de perdre leur emploi, c'est bien ça?
Marie CABANES : Oui, c'est tout à fait cela. L'établissement où elles travaillent depuis plusieurs années était alors en pleine restructuration. Peu qualifiées, Jacqueline et Sylvie avaient retenu les exigences de la nouvelle Direction et des autorités de contrôle en matière de diplômes, dont notamment la nécessité de confier la surveillance de nuit à des aides soignantes.
Question : Qu'avez-vous fait alors?
Marie CABANES : D'abord, j'ai reçu Jacqueline et Sylvie ensemble début juin dernier pour leur expliquer "comment marche la VAE" et identifier, avec elles, les possibilités d'accès au diplôme d'Aide Soignante. Ensuite, et en accord naturellement avec elles, je suis allée rencontrer fin juin la direction de la Maison de retraite. L'entrevue, à laquelle Jacqueline et Sylvie ont participé, a permis de lever leurs craintes quant à la pérennité de leur emploi. Mieux, la direction s'est montrée tout à fait disposée à soutenir leur démarche et j'ai proposé, conformément à notre "offre de service renforcé", d'aider Jacqueline et Sylvie à constituer leur livret 1, dit "livret de recevabilité".
Question : Où en est leur projet de VAE d'aide soignante aujourd'hui?
Marie CABANES : Toutes les deux ont envoyé leur livret 1 et attendent, d'ici peu, l'accord de recevabilité. Grâce au travail que nous avons fait ensemble, elles disposent déjà d'une première approche du Livret 2 qui sera déterminante dans la phase suivante. Elles savent à qui s'adresser pour être accompagnées et connaissent les obligations spécifiques liées à l'obtention du diplôme d'Aide Soignante par VAE (module de formation de 70 heures obligatoires). Le financement reste à finaliser avec la direction de la Maison de retraite et devrait, très certainement, mobiliser leur droit individuel à la formation (DIF).
Commentaires
Bonjour chers collègues,
Est ce que votre "offre de service renforcé" dans le cadre de la VAE est payante ?
Si oui, quel en est le coût et quelle est la durée de la prestation ?
Cordialement.
Bonjour,
non, elle est gratuite pour les bénéficiaires grâce aux concours de la DDTEFP, de l'OPCALIA et du FONGECIF Aquitaine. La durée est variable : grosso modo de 3 heures à 20 heures en fonction du travail à fournir.
Cordialement