3 questions à : Béatrice HAYEZ, Chargée de développement au CIBC.
Par banizette francois le vendredi, 16 avril 2010, 16:15 - Actualités - Lien permanent
Béatrice HAYEZ travaille pour les CIBC depuis plus de 10 ans. D'abord dans les Pyrénées-Atlantiques, puis dans le Gers et le Lot et Garonne, elle est revenue dans le Sud Aquitaine en 2007. Psychologue du Travail, elle a entrepris, avec succès, une spécialité en gérontologie et en psychopathologie.
Aujourd'hui, elle partage son temps de travail entre le CIBC bien sûr et un centre de long séjour pour personnes âgées. Ses compétences et son expérience nous ont permis d'enrichir notre offre de service auprès des Institutions Sociales et Médico-Sociales, notamment celles qui oeuvrent auprès des personnes âgées. Mais de ça, c'est encore Béatrice qui en parle le mieux!
Bonjour Béatrice,
Question 1 : Quelles sont les différentes actions que vous proposez dans "le secteur des personnes âgées" ?
Béatrice HAYEZ : Ce sont principalement des actions de professionnalisation destinées aux intervenants qui sont au plus près de la personne âgée. C'est le cas des personnels soignants ou encore des auxiliaires de vie qui travaillent en Institution, mais aussi des aidants familiaux dans le cadre des programmes financés par les collectivités territoriales (Conseils Généraux) ou les établissements publics (CCAS). Dans ces formations, il s'agit souvent de revenir, ensemble, sur l'approche du vieillissement, des démences ou de la fin de vie. Ce peut être aussi l'animation de "groupes de parole" qui sont l'occasion, pour ces intervenants, d'exprimer leurs doutes, leurs inquiétudes, mais aussi de partager leurs expériences. Ce sont enfin des actions de prévention conduites directement auprès des personnes âgées : comment stimuler la mémoire, comment "bien vieillir", etc...
Question 2 : Au regard de votre expérience, quels sont les besoins les plus souvent exprimés par les professionnels ?
Béatrice HAYEZ : Les professionnels expriment souvent des difficultés liées à leur manque de connaissance du vieillissement. Ce qui les amène à faire peu de différences entre le vieillissement normal et le vieillissement pathologique. L'autre besoin fréquemment exprimé concerne la maladie d’Alzheimer et les démences apparentées. L'enjeu est d'importance car, sans cette connaissance, les professionnels sentent bien que certains de leurs gestes peuvent se révéler inappropriés ce qui, du coup, renforce leur propre malaise en situation de travail.
Question 3 : D’après vous, quels sont les principaux enjeux qui caractérisent ce secteur d’activités ?
Béatrice HAYEZ :
On est passé de la prise en charge globale à l'accompagnement personnalisé, c'est à dire à un temps où "le sur mesure" devient l'assurance d'une offre de service adaptable aux besoins de chaque personne âgée, y compris malade ou en fin de vie. Les professionnels, là comme partout finalement, ont besoin d'actualiser en permanence leurs connaissances et d'interroger régulièrement leur pratique de manière à réduire les tensions entre ce qui devrait être fait et ce qu'ils se sentent en capacité de faire. Et puis, je crois qu'il est très important de ne pas confondre vieillissement avec la disparition du désir et du plaisir dont on sait qu'ils sont les moteurs de l'action, et donc de la vie. Jusqu'au bout.
En pièce jointe, la plaquette de présentation de l'ensemble des actions conduites par le CIBC dans les secteurs sanitaire, social et médico-social.
Commentaires
Bonjour,
Après avoir pris connaissance des 6 premières pages du rapport intermédiaire concernant un dispositif de reconnaissance des compétences en ESAT, je serais intéressée pour consulter l'ensemble du document cité dans le sommaire.
En effet, au sein de la Direction de l'ESAT, nous sommes en pleine réflexion sur nos obligations en terme de formation à mettre en place sur l'établissement.
Merci de nous aider dans notre démarche.
Marie-Hélène PAYER
Responsable du service social de l'ESAT
EDPAMS 08240 BELLEVILLE-SUR-BAR
03.24.30.27.06
Bonjour Madame PAYER,
N'hésitez pas à m'appeler au 05 59 27 39 69.
Cordialement,
François BANIZETTE